L’Eglise

Dès l’an 1028, le village avait déjà une église…
En 1567, un document parle de " l’église parrochiale de Chousy "…
En 1802 (germinal an 11) la Chapelle Saint Gilles du Prieuré est réunie à l’Eglise…
En 1806, l’unique cloche de l’église est fêlée, victime du Maître de Poste qui … " a tiré trop fort sur la corde "…
De 1810 à 1830 beaucoup de travaux de restauration sont faits pour l’église mais un orage de grêle cause de gros dégâts en 1839.
En 1856, la destruction de l’ancienne église, " humide et qui menace ruine de toutes parts " est décidée ; quatre années seront nécessaires pour les démarches, les projets, l’adoption après devis, la recherche des fonds (subventions, souscription) et les travaux de construction d’une nouvelle église. Les Maires, M. CHIGNARD et M. POISSON (à partir de 1857) et le curé Adrien ROCHETTE (depuis 1845) retiendront les plans de M. de la MORANDIERE, architecte, les devis (de 25 000 francs, le coût final atteindra 40 000 francs) et l’emplacement " le plus favorable en raison de l’isolement où se trouvera placé l’édifice ".

Le 24 Juin 1860 a lieu la consécration épiscopale de la nouvelle église dédiée à Saint Martin.
Le 23 Décembre 1861 sont baptisées les deux nouvelles cloches : elles ont pour noms Charlotte et Mélanie RIFFAULT, fille et épouse du Maire de Blois.
Elles ont été fabriquées par la fonderie Bollée à Orléans ; les anciennes cloches (d’un poids estimé à 503 kg à elles deux) avaient été fournies pour refonte et mélange.
La facture fait état de 990 kg à payer " à raison de 3.75 frs le kg "A titre de comparaison, la même année 1861, la facture d’une journée de travail du compagnon menuisier " Barraud dit Toulousain " pour la chaire de l’église est de 3.50 Francs.
En Novembre 1863, une horloge est achetée pour le clocher.
En 1866, sont posés les stations du Chemin de Croix et trois vitraux (l’ange Gabriel, l’Immaculée Conception et l’ange Gardien) avec grillage pour les protéger de la grêle…Ils ont été réalisés par M. LOBIN fils, artiste manufacturier à Tours, pour une somme proche de 2 000 francs grâce à un don de Madame Alix MAIGREAU.

A l’occasion de la cérémonie, en juillet, le sieur Louis CORNU, suisse de l’église demande au député un uniforme neuf !…
En 1867, le 15 août, on inaugure, à l’issue d’une procession, la Châsse de Saint Georges (restaurée après souscription ayant rapporté 338 francs) ; cette châsse contient des reliques du saint remises à l’église en 1678 par Messire AMELOT de GOURNAY, prieur de Chousy.
Le tableau représentant Sainte Agnès est installé en 1875 ; copie de l’original de la cathédrale de Pise en Italie, il a été peint par Mme la Baronne Elisabeth de Meyendorff qui résidait à Chouzy l’été et qui l’a légué par testament à l’église.

L’électrification des cloches est réalisée en 1953.

L’Ecole

Avant la Révolution en 1789, l’enseignement était l’affaire du Clergé, exclusivement ; à Chousy on trouve les noms de Balthazard Regnard, " Maistre des petites écoles " en 1721 et Sylvain Goupille en 1763 ; par la suite, l’instruction, publique et privée, voit le nombre d’écoles augmenter …
…En 1831 sont créées les Ecoles Normales d’instituteurs … mais en 1867 plus du tiers de la population française ne sait ni lire ni écrire !
…En 1791, le maître d’école Leroy prête serment ; les prêtres fonctionnaires doivent prêter serment (loi du 23.01.91)
…En 1800 (8 pluviose an 9) l’Instruction Publique est confiée au citoyen Compain, ministre du culte occupant le presbytère, avec indemnité de 15 sols par mois par élève apprenant la lecture et 20 sols par élève apprenant l’écriture.
…En 1838 (environ 1400 habitants à Chouzy) l’école était fréquentée par une quarantaine d’élèves dont une dizaine de Coulanges ; la commune verse 200 francs par an au sieur Lesueur instituteur et 125 francs à Mlle Granger, institutrice (… mais les élèves paient aussi) ; le garde champêtre perçoit 400 francs par an …
…En 1842, le sieur Bernadé, sorti de l’Ecole Normale de Blois avec certificat d’aptitude, de capacité et de moralité, arrive au village ; il y exercera la profession d’instituteur mais aussi les activités, rétribuées ou bénévoles, de secrétaire de mairie, arpenteur, buraliste, trésorier ou/et secrétaire de plusieurs sociétés (Fabrique paroissiale, Confrérie du Saint Sacrement, Secours mutuel, etc…) ; il est aussi chantre à l’église où il joue de la musique aux offices. Après des " démêlés " avec le curé Landau, il est " expulsé " en 1868.
…En 1859, on note l’acquisition d’une école pour les filles et en 1863, la Baronne de Meyendorff obtient de différents ministres une somme de 10 000 francs pour la nouvelle école de filles des sœurs à l’extrémité de la Grande Rue. La commune accepte de voter 6 000 francs en complément et demande à Madame la Baronne si elle peut en obtenir encore 3 000 de son côté ; elle les obtient en 1866 du ministre des Cultes ,Victor Duruy.
…En 1868, le Maire se plaint au Préfet (lettre rédigée par le curé Landau, M. Nuret étant souffrant) de l’instituteur à qui il reproche, entre autres choses, de … " quitter parfois la Commune le dimanche, contrairement au Règlement des Ecoles publiques qui lui enjoint de conduire ses élèves à l’église et de les y surveiller ".
…En 1869 … " les deux religieuses ne peuvent suffire à s’occuper des deux classes, soigner les malades et entretenir leur vaste maison ! ". Le curé Landau demande à l’autorité diocésaine une 3ème sœur … qu’il n’obtiendra pas.M. Vaslet, le nouvel instituteur, créateur de l’Orphéon (société de Musique instrumentale) joue de l’Ophicléide à tous les offices.
Le 1er Juin 1881 a lieu officiellement la pose de la 1ère pierre de la Mairie-Ecole communale des Garçons (avec deux classes) (voir copie doc .officiel).
…En 1882 avec les lois de Jules Ferry, l’Ecole devient " laïque, gratuite et obligatoire "…


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